ZERO PIXEL / 18fps

Manual interlocking perfomance pour 7 projecteurs

ZERO PIXEL est né de l’envie de 3 duo d’artistes / Mariane Moula et Carole Thibaud / Clinch et Pierre Pierre Pierre / Antoine Ledroit et Aurélie Percevault / de multiplier les forces dans un jeu intense de son et lumière.

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Partant d’improvisations, nous travaillons des sets à configurations variables avec un petit penchant pour la mécanique et le dispositif sobre, le désir d’immersion sensorielle et le jeu sur la persistance rétinienne.

Nous souhaitons trouver une forme entre l’installation et la performance, troquer la figure du performeur virtuose pour celle de l’opérateur technicien attentif à la mécanique, jouer avec les codes techniques du cinéma traditionnel (décompte, symboles), entremêler son et image.

Nous souhaitons également jouer dans des lieux particuliers et adapter nos performances à différents contextes.

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18ips est notre premier effort commun.

Des éléments sonores et visuels se muent lentement dans un rythmique de battements, scintillements (flicker) vers un ensemble plus tangible et chaotique.

D’une projection mono-écran où des décomptes d’amorces se succèdent et se superposent, 18ips se complexifie et s’élargit pour devenir une expérience d’immersion frénétique.

Un unique film, mis sous tension par un parcours reliant 6 projecteurs 16mm, est manipulé par des opérateurs qui, dans un jeu d’équilibristes à plusieurs mains, mettent tout en œuvre pour éviter la rupture.

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18ips résonne comme un lointain et modeste écho aux Interlocking projectors (technique utilisée dans les multiplexes consistant à synchroniser les projections d’un même film 35mm dans différentes cabines). Le son est principalement produit par la manipulation et le détournement de deux outils d’enregistrement audio. Une table de mixage dont les 6 pistes sont bouclées sur elles-mêmes via des résistances photo-sensibles produit de brefs larsens déclenchés par le faisceau de chaque projecteur. Aux flickers lumineux répondent des impulsions plus ou moins aiguës qui entrent en collision, se répondent et se mélangent au fur et à mesure que la rythmique accélère. En parallèle, deux magnétophones 4 pistes empilent des couches de souffles, craquement et parasites divers qui viennent épaissir l’espace sonore.

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Il nait alors une tension entre une mécanique et sa fatalité (l’inéluctable décompte) et l’aléatoire, l’accident.

Le système affiche finalement les imperfections des machines et des opérateurs qui les manipulent.

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Images : Mariane Moula / Carole Thibaud / Aurélie Percevault / Antoine Ledroit

1 bobine de film 16mm noir&blanc

7 projecteurs 16mm

4 opérateurs

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Son : Clinch et Pierre Pierre Pierre

Tables de mixage en circuits fermés, capteurs, magnétos 4 pistes K7 et électronique.

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19 juin 2015 - Brelle Fest, Clisson

20 mai 2015 - Festival Oodaaq #5, le Jardin Moderne, Rennes

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http://50-hz.org/zeropixel/